Volkswagen: Un second logiciel caché?

 

Vraisemblablement, les éléments d’informations recueillis au cours de l’enquête américaine concernant  les « tricheries » de Volkswagen laisse penser qu’il existerait  un autre dispositif antipollution inconnu sur les modèles retirés de la vente.

A côté de cela, la défiance à l’égard du groupe Allemand se poursuit jusqu’en Chine.

Le scandale du logiciel espion a explosé il y a 3 semaines et les Etats-Unis examinent un autre « système auxiliaire de contrôle des émissions. ».L’existence de ce dernier a été dévoilée lors de l’audition par le Congrès américain de Michael Horn, PDG de Volkswagen America.

Selon le sérieux New York Times, L’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) travaille actuellement à déterminer si ce programme, installé sur des véhicules retirés de la vente lorsque le scandale a éclaté, était lui aussi destiné à détecter et fausser les tests, auquel cas il serait frauduleux.

Les autorités américaines ne s’avancent pas encore, rappelant qu’un tel dispositif est légal dans certains cas spécifiques (notamment basses températures ou relief extrême, selon le quotidien) et avec la bénédiction des organismes de règlementation. Cependant, d’après le New York Times, le groupe aurait dans tous les cas omis de mentionner l’existence de cet autre programme. Si la tromperie était avérée, Volkswagen verrait de nouvelles sanctions financières s’ajouter à celles déjà encourues pour le premier « logiciel », qui s’élèvent potentiellement à plusieurs dizaines de milliards d’euros.imagesD6SEF0R9

Au cours de son audition, le PDG de Volkswagen America a aussi développé les modalités du rappel prévu par Volkswagen pour résoudre le problème aux Etats-Unis, où 480 000 véhicules sont concernés. Il a évoqué « une intervention majeure », nécessitant dix heures de main d’œuvre et applicable à près de 70 % des voitures équipées du calculateur tricheur. Il faudra par ailleurs attendre l’année prochaine pour lancer l’opération. Interrogé par un représentant qui réclamait le remplacement de chaque voiture, Michael Horn a exclu cette option mais évoqué la possibilité éventuelle d’un rachat par le constructeur.

Pendant que l’épicentre américain de l’affaire est toujours actif, les secousses commencent à se faire sentir jusqu’en Chine, où l’administration s’est décrite ce lundi comme « très préoccupée » par la situation. Il faut dire que l’Etat chinois n’allait laisser cette occasion de faire planer une menace protectionniste auprès d’un constructeur occidental. Volkswagen, premier importateur sur ce marché, y a pour l’instant rappelé 2 000 véhicules.

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