« Vieilles voitures »: comment rouler à Paris après le 1er juillet 2016

 

À partir du 1er juillet 2016, les voitures mises en circulation avant 1997 seront bannies de Paris intra muros la majeure partie de la semaine.

Le mécontentement de nombreux propriétaires de voitures anciennes et autres youngtimers n’a rien fait, depuis le 1er juillet 2016, il n’est plus possible de circuler à Paris avec une voiture de tourisme dont la carte grise indique une date antérieure au 1er janvier 1997 du lundi au vendredi, entre 8 h et 20 h.

Le périphérique et les bois ne font pas partie de cette zone de « non droit ».

Les dates couperets sont : est

  • le 1er octobre 1997 pour les utilitaires légers,
  • le 1er juin 1999 pour les deux-roues motorisés.

Ces dates butoirs seront avancés chaque année pour éliminer progressivement les véhicules considérés comme les plus polluants.

Après cet été de transition pendant lequel la répression n’a pas encore été appliquée,  les contrevenants s’exposeront à une contravention de troisième classe à partir de du 1er octobre 2016 en cas de contrôle intra muros. Si le montant en sera limité à 35 euros dans un premier temps, il passera à 45 euros (amende forfaitaire minorée) ou 68 euros (amende forfaitaire simple) le 1er juillet 2017. Si leur circulation est interdite, le stationnement de ces voitures reste autorisé. De même, elle ne seront pas inquiétées sur les trajets concernant l’entretien ou le contrôle technique, sur présentation d’un justificatif du concessionnaire, du garagiste ou du centre de CT.

Face à la variété des cas de figure, la Mairie a prévu un certain nombre de dérogations, qui concernent :

  • les véhicules de collection
  • les véhicules d’intérêt général prioritaire (police, gendarmerie, douanes, pompiers, SAMU, transport pénitentiaire)
  • les véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage (ambulances, transport d’organes, véhicules d’intervention EDF, SNCF ou DDE, transports de fonds de la banque de France, médecins de garde)
  • les véhicules du ministère de la défense
  • les véhicules des associations agréées de sécurité civile (Croix Rouge, etc)
  • les véhicules des professionnels du déménagement
  • les véhicules des professionnels du déménagement
  • les véhicules frigorifiques et camions-citernes
  • les véhicules d’approvisionnement des marchés parisiens
  • les véhicules spécialisés non affectés au transport de marchandises (corbillards, forains, travaux publics…)
  • les convois exceptionnels (munis d’une autorisation préfectorale)
  • les véhicules de plus de trente ans utilisés dans le cadre d’une activité commerciale ou touristique (les 2CV qui quadrillent les avenues de la capitale avec des touristes émerveillés sur la banquette arrière)
  • les véhicules portant une carte de stationnement pour personnes handicapées
  • à titre exceptionnel, certains « événements ou opérations de type festif, économique, sportif, culturel ou missions de service public. »

Les Parisiens qui s’engagent à se séparer d’un véhicule concerné par cette mise au ban (vente ou mise à la casse), mais aussi à ne pas faire l’acquisition d’une nouvelle voiture pendant les cinq prochaines années, pourront prétendre en contrepartie à deux aides au choix :

  • un versement forfaitaire de 400 euros correspondant au remboursement partiel d’un abonnement Navigo et à un an d’abonnement Vélib’ ;
  • une subvention d’un même montant pour l’achat d’une bicyclette, cumulable avec l’aide déjà proposée pour l’achat d’un vélo électrique (33 % du prix, plafonnés à 400 euros).

L’Etat propose quant à lui déjà un « superbonus« , cumulant le bonus écologique et une « prime de conversion« , aux particuliers qui remplacent un Diesel de plus de dix ans par une voiture électrique (jusqu’à 10 000 euros) ou hybride rechargeable émettant entre 21 et 60 g (jusqu’à 3 500 euros).

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